REVUE DE PRESSE MÉDICALE ET SCIENTIFIQUE

Par le Docteur Christophe de JAEGER

juillet 2017

Notre environnement a une influence sur notre patrimoine génétique (notre génôme) par des modifications dites épigénétiques. Les sujets, et donc leurs gènes, sont en effet soumis à de nombreux facteurs environnementaux : maladies, alimentation, médicaments, toxiques, pollution, activité physique, stress, lieu et hygiène de vie, qui peuvent modifier leurs cellules et leur ADN. Ainsi, malgré des patrimoines génétiques initiaux identiques, deux jumeaux peuvent évoluer génétiquement différemment en fonction de leurs environnements respectifs.

Le sport en général est reconnu pour combattre les risques liés à l'âge. L’activité physique réduit notamment considérablement les risques de diabète, de syndrome métabolique, de maladies cardio-vasculaires et certains cancers. Différents modes d’exercice sont utilisés (endurance, musculation . . .). Récemment, est apparu un type d’exercice physique particulier, l'entraînement fractionné, ou HIIT (pour high-intensity interval training).

Une cyclodextrine est une molécule-cage  d’origine naturelle qui permet ’encapsuler diverses molécules.

Dans l’athérosclérose, les dépôts lipidiques se transforment en cristaux de cholestérol responsables de la réaction inflammatoire avec stimulation de l’immunité innée, activation du complément, afflux de polynucléaires neutrophiles et de macrophages. Ces derniers se transforment en macrophages spumeux (gorgés de cholestérol et triglycérides) dans l'intima de l'artère, à l’origine de la plaque athéromateuse.

mai 2017

Les télomères protègent les extrémités de nos hélices d’ADN. Lors de chaque division cellulaire, notre système de réplication est incapable de finaliser correctement la reproduction des extrémités des chromosomes et leurs télomères protecteurs s’usent. Ainsi, au cours de notre vie, on observe un raccourcissement progressif des télomères de nos cellules. Lorsqu’il n’y a plus de protection par les télomères, le chromosome se détériore lors des divisions cellulaires. La cellule entre alors en sénescence puis meurt.

Le lien et l’assistance familiale ou dans un cercle amical, pourraient jouer un rôle dans notre espérance de vie. Sonja Hilbrand du département de Psychologie de l'Université de Bâle et ses collègues ont étudié la relation entre vie sociale et affective et longévité, chez plus de 500 personnes âgées de 70 à 103 ans. Les grands-parents qui avaient eu une activité professionnelle de soignant étaient exclus de cette étude. L’âge, l’ethnie, les différents facteurs sociaux-économiques ont été pris en compte dans l’analyse.

De nombreuses études ont montré que la restriction calorique augmente la longévité et retarde la survenue de maladies liées au vieillissement (diabète, sarcopénie, néoplasies, ostéoporose, immunosénescence, troubles cognitifs . . .) dans de nombreuses espèces animales. Mais les résultats sont très controversés chez l’humain.

L’inflammation chronique, à bas bruit, fréquemment observée chez les sujets âgés est associée à un risque plus élevé de pathologies liées au vieillissement, notamment tumorales et cardiovasculaires.

Les équipes de chercheurs de l’Université de Stanford (USA) ont étudié le rôle des cytokines pro-inflammatoires, de l’inflammasome et de divers agents dans l’inflammation chronique de sujets âgés et la survenue de pathologies chroniques.