Le café réduirait l’inflammation corrélée au vieillissement

L’inflammation chronique, à bas bruit, fréquemment observée chez les sujets âgés est associée à un risque plus élevé de pathologies liées au vieillissement, notamment tumorales et cardiovasculaires.

Les équipes de chercheurs de l’Université de Stanford (USA) ont étudié le rôle des cytokines pro-inflammatoires, de l’inflammasome et de divers agents dans l’inflammation chronique de sujets âgés et la survenue de pathologies chroniques.

Dans ce programme, des participants sains de 20 à 30 ans, et des participants de plus de 60 ans, ont été étudiés chaque année par des études, des prélèvements sanguins et des examens de leurs antécédents médicaux. Cent sujets ont été analysés au final.

Pour les auteurs, les métabolites circulants, ou produits de métabolisation, des acides nucléiques, peuvent déclencher avec l’âge, un processus inflammatoire chronique, en stimulant notamment l’interleukine 1béta et l’inflammasome.

Cette activation de l’inflammasome et de l’IL-1b ne s’observait que chez certains sujets âgés.

Etonnamment, les auteurs ont montré que ce groupe de personnes âgées sans inflammation chronique buvait beaucoup plus de café que le groupe avec activation de l’inflammasome et de l’IL-1b.

les auteurs suggèrent que la caféine et ses métabolites, ainsi que la théophylline, (également présente dans le thé), et la théobromine, (également abondante dans le chocolat), réduit significativement la production d’IL-1b et l’activation de l’inflammasome NLRC4.

Après avoir longtemps décrit tous les inconvénients et risques du café, on commence à mettre en évidence ses bienfaits. Mais comme tout, il faut se méfier de l’excès.

 

Furman D, Chang J, Lartigue L, Bolen CR, Haddad F, Gaudilliere B, Ganio EA, et coll : Expression of specific inflammasome gene modules stratifies older individuals into two extreme clinical and immunological states. Nat Med. 2017 Feb;23(2):174-184. doi: 10.1038/nm.4267. Epub 2017 Jan 16.

Par le Docteur Christophe de JAEGER